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Mes TTCCFF\,

Et voilà, comme prévu, cela arrive : je rends mon maillet, ce fameux premier maillet
de ma loge, U&T.

J’imaginais bien que cela engendrerait quelques émotions ; eh bien oui, c’est bien le cas !

C’est vrai, ce n’est pas facile ! Rappelez-vous, je l’ai assez dit : j’ai souhaité être VMC. Je ne savais évidemment pas ce que cela représenterait, mais je me sentais à même de remplir cette ultime fonction dans notre atelier.

Ce soir, c’est terminé, j’ai accompli mes trois ans. Suis-je content ? Suis-je triste ? Voudrais-je rester, rempiler ? Ces questions, on me les pose, régulièrement depuis un certain temps.

Mes TTCCFF\, sincèrement, il y a un temps pour tout et tout s’arrête, une fois. Je pense, peu modestement c’est vrai, n’avoir pas trop mal rempli mon devoir ; mais on peut toujours faire mieux, beaucoup mieux, c’est certain.

Là, vous me permettrez une métaphore inspirée de mon autre passion, la chasse. Ce soir, ici, je me sens comme le canard de tête lors du vol de migration de ces sympathiques volatiles. Ils évoluent en triangle, un triangle immense dans le ciel.

Et si vous observez vraiment ce qui se passe en tête du triangle, vous verrez que celui qui est devant, le meneur, celui qui affronte le plus le vent, l’atmosphère, les courants, souvent contraires, celui qui dirige ce triangle fabuleux dans le ciel immense, eh bien, il change régulièrement…. De place, donc !

Oui, dans ces vols migratoires, où ils sont des milliers, voire des centaines de milliers de canards à rejoindre des terres meilleures (elles changent selon la saison), celui qui vole devant les autres, à la pointe du triangle, laisse régulièrement sa place au suivant, son voisin. Et ce stratagème qui semble tellement naturel se poursuit jusqu’à l’arrivée (que nous ne voyons jamais ou très rarement !).

Eh bien, comme ce canard de tête, je vais laisser ma place et rejoindre les rangs, en l’occurrence en tête de la colonne du nord, la place du dernier initié.

J’ai et j’ai eu beaucoup du plaisir avec cette charge, qui en fait, n’en a jamais été une ; vous m’avez soutenu, aidé, parfois contredit - n’est-ce pas normal ?‑ ; mais je vous ai toujours sentis présents, dans la loge, pour la loge et pour nous. C’était le moteur principal et incontournable de cette belle et redoutable fonction.

L’heure est aux remerciements maintenant ; je ne citerai pas nommément le Coll d’Off, cela se fera dans le cadre du rituel, tout à l’heure, mais tous, chacun, je vous remercie sincèrement d’avoir joué le jeu (mais c’est évidemment plus un rituel qu’un jeu !). C’est vrai aussi qu’il a fallu jongler ; la vie professionnelle, familiale ou autre vous accapare, les choix sont terribles et parfois… il a fallu se démerder ! On la fait, ensemble et je vous en suis reconnaissant à tous !


Je tiens tout de même à faire un bref clin d’œil particulier et appuyé aux trois Off sortant :

-         l’Or adjoint, le F.’. Dimitrios S., qui avec son F.’. a toujours su assurer sans faille leur charge ;

-         le Secr Protoc, le F.’. Jean-Claude V., qui malgré des engagements professionnels très lourds, a fait ce qu’il a pu ;

-         enfin, l’Aum élémosinaire, le F.’. Frédéric J.qui, en répondant à de nouvelles responsabilités professionnelles, n’a pas pu réaliser tout ce qu’il aurait souhaité.

Ben voyez-vous, ces trois FF.’. illustrent parfaitement, chacun à sa façon, les multiples problèmes auxquelles notre maçonnerie et donc notre Loge sont confrontés aujourd’hui.

Un immense et fraternel merci à eux pour leur soutien !

Je reviens à ma métaphore ! Le canard va retourner dans le rang ; je le sais, vous le savez, ce n’est pas trop mon style ; mais je vais le faire, avec plaisir, avec application, parce que cela participe de notre rituel, presque immuable, bientôt centenaire et tellement adéquat !

Je suis certain que notre futur VMC et son Coll d’Off sauront poursuivre la mission qui est la leur, à l’image de la FM, à l’image de la pérennité d’Union et Travail et en hommage au serment qu’ils ont prêté ou vont prêter… sur leur parole de FM.

Voilà, j’arrête là ! Vous me permettrez encore de souhaiter plein succès, satisfaction et réussite à mon successeur, notre futur VMC, Gérald H., et son Coll d’Off.

Merci à vous, je vous aime, j’aime Union et Travail et je continuerai d’œuvrer, dans la mesure des moyens et des besoins, à la prospérité et au développement de notre loge.

 

J’ai dit !

Roger B.

Le VMC sortant d’Union et Travail

Or. de Genève, octobre 2015     

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Planche de notre nouveau VMC
       Installation le 7 octobre 2015

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Respectables Grands Officiers,

Dignitaires qui décorez l’Orient et,

Vous Tous Mes Très Chers Frères,

Cette Tenue d’Installation est un moment privilégié pour le Vénérable Maître en Chaire ainsi que pour tous les FF.'. du Collège des Officiers qui ont accepté de m’accompagner pendant l’année maçonnique qui vient et qui ont été installés tout à l’heure.

D’ores et déjà, je vous remercie d’avoir accepté votre engagement, respectivement votre charge d’Officier pour l’année à venir et me réjouis de travailler avec vous dans l’Amitié, la Fraternité et l’Harmonie au profit de notre Juste et Parfaite Loge UNION et TRAVAIL.

Nos travaux vont donc reprendre avec Force et Vigueur … et Fraternité !

Je cite Oswald Wirth :

La force d’une association réside essentiellement dans la cohésion de ses membres. Plus ils sont unis, et plus ils sont puissants.

En maçonnerie, l’union n’est point l’effet d’une discipline imposée, elle ne peut naître que de l’affection que ressentent les initiés les uns pour les autres.

Il est de la plus haute importance de contribuer par tous les moyens à resserrer les liens qui unissent les Maçons. (Fin de citation).

A ces propos, j’ajoute et dis :

  • Que la Fraternité est la clef de voûte de notre vie maçonnique, de notre Loge, donc de notre Temple.
  • Que le rayonnement de notre Loge va dépendre de notre volonté de persévérer dans notre démarche de la recherche de la connaissance sans oublier que nous avons des outils pour nous aider à rechercher la Vérité.
  • Que notre fierté est de créer l’Unité dans la diversité et que pour ce faire, il faut utiliser le langage du Cœur.

(Remerciements à notre VMC\ sortant de charge)

Quant à notre Vénérable Maître en Chaire qui vient de descendre de charge et quitter sa fonction de Vénérable de notre J\ et P\ L\ Union et Travail au terme de ses trois années d’activités pour rejoindre les colonnes, je le remercie également en lui disant que notre reconnaissance lui sera marquée lors de notre Fête de la Saint-Jean d’Hiver en décembre prochain.

MTCF\ Roger,

Dans cette attente, je dirais simplement que tout au long de ton mandat, nous avons tous pu apprécier la qualité de ton engagement hors du commun au profit de tous.

En effet, tu as dirigé notre Loge avec Force et Vigueur tout en agissant avec SAGESSE pour diriger nos travaux, avec ta FORCE de persuasion pour les achever lorsque cela était nécessaire voire avec la BEAUTE pour orner nos Tenues ainsi qu’avec ta grande capacité pour organiser nos réunions ou conférences.

Bref, tous ces souvenirs tangibles des activités de notre atelier ainsi que pour toutes ces soirées qui resteront gravées dans nos mémoires dont nous garderons le souvenir bien longtemps encore, je te réitère tous nos remerciements.

(Remerciements aux Respectables Grands Officiers)

Respectables Grand Officiers\,

Par votre présence ici ce soir à UNION et TRAVAIL, c’est à la fois un très grand honneur que vous faites à chaque Frère de notre Loge ainsi qu’aux nombreux FF visiteurs qui se sont également déplacés pour participer à cette belle Tenue d’Installation.

C’est aussi un très grand et vif plaisir pour le Vénérable Maître en Chaire ainsi que ses deux Surveillants que vous avez installés ce soir sans oublier également tous les membres du Collège des Officiers.

Un grand merci à vous, Respectables Grand Officiers\, Chers Jacques et André, d’avoir acceptés de remplacer notre Très Respectable GM\, Maurice ZAHND, pour procéder à notre Installation et partager avec les FF de notre Loge, cette Amitié et cette Fraternité qui nous rassemble et nous unit tous dans cette chaleur humaine que nous ressentons lorsque nous formons la Chaîne d’Union: un grand moment de Fraternité.

Comme vous le savez, pendant les dernières années qui se sont écoulées, j’ai eu l’opportunité et le plaisir d’occuper différentes fonctions dans notre Loge, telles que Bibliothécaire, Trésorier, 2ème Surveillant, 1er Surveillant, Vénérable Maître en Chaire Adjoint, bref, de participer pendant une dizaine d’années au Collège des Officiers et de partager ainsi d’inoubliables moments d’Amitié et de Fraternité qui ont faits que je n’ai pas vu passer le temps ! tellement ceux-ci ont été nombreux et m’ont permis de vivre des moments merveilleux.

Tout un chacun sait très bien et plus particulièrement les Anciens Vénérables qui, un jour, ont décorés l’Orient, savent que le début de chaque Vénéralat n’est pas évident.

En effet, être Vénérable Maître en Chaire, c’est avoir beaucoup à faire, pour l’essentiel dans une discrétion, sans attendre en retour une récompense et tout faire pour le bien de notre Loge et des FF\ qui la composent.

Aussi, j’espère pouvoir compter sur l’appui et la patience de tous les FF\de la Logequi feront preuve d’indulgence envers moi, au cours des semaines et mois qui viennent, pour que je puisse accomplir ma tâche avec le sérieux, la sérénité et la Sagesse qu’il sied au Vénérable Maître en Chaire.

Dans le cadre de ma charge de Vénérable Maître en Chaire et des perspectives envisagées pour les prochaines années, je vise à :

  • assurer le bon fonctionnement de la Loge et maintenir la rigueur dans la pratique de nos rituels,
  • renforcer les liens de Fraternité entre tous les Frères qui composent la Loge afin qu’elle puisse rayonner au-delà,
  • créer un élan collectif au sein de notre Loge pour qu’elle se développe et qu’elle évolue de manière durable dans la Fraternité et l’Harmonie pour que s’épanouisse les FF\ d’UNION et TRAVAIL.

C’est pour moi, non seulement un grand honneur de remplir cette importante fonction mais aussi une très grande responsabilité.

J’espère être digne de l’occuper et pense mériter la confiance que tous les FF de notre Loge ont placée en moi.

En tous les cas, sachez que je m’efforcerais d’agir, en toute circonstance, avec SAGESSE et détermination, avec FORCE, si nécessaire, afin que la BEAUTE de nos travaux et Tenues soient respectées et accomplies dans la rigueur de nos rituels.

D’ores et déjà et pour conclure, je vous remercie pour votre patience et pour vos encouragements à venir à mon égard car sans ceux-ci, je ne parviendrais pas à accomplir correctement ma tâche.

Que chaque Officier du Collège accomplisse sa fonction avec force et vigueur,

Que chaque Frère de notre Loge trouve sa place,

Que tous acceptent et assument leurs rôles et ainsi l’équilibre et le travail deviendront fructueux !

Sachez, Mes Très Chers Frères, que je serai là « Avec Vous et pour Vous ».

Respectables Grand Officiers,

Dignitaires qui décorez l’Orient et

Vous Tous Mes Très Chers Frères.

J’ai dit.

 

VMC Gérald H.

                        

 


Saint-Jean d'hiver 2015

le 16 décembre 2015

 

Planche du Vénérable M.'.en C.'.

 

LA BOUGIE, LA FLAMME,

 

 

ET L’ESPERANCE …


MM.'.TT.'.CC.'.FF.'. ,

La Saint-Jean d’hiver est un moment privilégié pour le Franc-Maçon qui, quel que soit sa religion, vous souhaitera un joyeux Noël et la paix sur la terre.

Il sied au maçon qui comprend bien son Art, de se pencher sur les trésors du passé et de faire revivre en son cœur la lumière à la fois éblouissante et cachée.

La bougie, l’amie, l’alliée, l’inspiratrice de l’être humain

Auparavant appelée chandelle, elle est connue aujourd’hui sous toutes ses formes, grandeurs, couleurs avec de nombreux parfums que nous associons volontiers à la cire et que nous appelons bougie.

La bougie, ce moyen d’éclairage des Anciens dont l’usage était largement répandu dans l’antiquité.

La bougie est aussi l’alliée du travail nocturne, la compagne et l’inspiratrice de l’écrivain voire du profane dans le cabinet de réflexion.

Elle remplissait encore bien d’autres fonctions, pour éclairer le livre au coin du feu ou encore éclairer la cave ou le grenier.

Il y a aussi la bougie de la joie, celle qui fait briller les yeux des enfants le jour de leur anniversaire ou à Noël devant le sapin comme ceux des séniors qui quelquefois essuient des petites larmes de tristesse.

La bougie est aussi spirituelle et incite à la méditation. Elle est le symbole de la spiritualité et utilisée à des fins religieuses, par exemples, installées autour d’un défunt pour le veiller ou déposées massivement par des personnes lors d’événements accidentels voire encore des malheureux événements qui se sont déroulés en France au début de cette année 2015 voire encore récemment à Paris.

Ces bougies dont la flamme se dresse à la verticale, symbolisent la lumière de l’âme dans sa force ascensionnelle, la pureté de la flamme spirituelle qui monte vers le ciel, c’est la pérennité de la vie arrivée à son zénith.

La bougie, la flamme, le flambeau du Franc-Maçon

La bougie, l’étoile du Franc-Maçon, celle qui nous montre le chemin vers la connaissance, comme cette étoile qui orientait les navigateurs ou celle qui guida des mages vers une crèche, nous sommes guidés par cette planète, ces bougies à l’Orient, qui nous permettent de traverser les ténèbres de notre ignorance.

Comme vous pouvez le constater et le vivre au début de chaque Tenue, seul le chandelier à trois branches éclaire le Vénérable puis, avec l’aide des Frères Maître des Cérémonies et des Frères 1er et 2ème Surveillants, nous éclairons la Loge par les trois piliers : SAGESSE – FORCE - BEAUTE.


C’est de la bougie que nous illuminons à chaque entrée dans notre Temple qu’émane les rayons de la Lumière et de la Vie.

Ces bougies que nous avons allumées au début de notre Tenue et que nous éteindront à la fin de celle-ci; ces flambeaux ou ces étoiles, symbolisent la flamme intérieure qui doit inspirer notre pensée et notre conduite qui nous permet d’entrer en communion avec tous nos Frères au sein de la Loge.

Dans les rituels maçonniques et selon une tradition ancestrale, c’est l’allumage et l’extinction des bougies qui déterminent le temps sacré de nos Tenues et qui symbolisent plus largement encore cette lumière de l’Esprit et du Cœur qui doit animer notre vie.

Au moment de l’allumage, nous avons tous constatés que nos yeux étaient rivés sur la bougie, fascinés par cette flamme qui s’élève vers la voûte céleste même si parfois cet allumage s’accompagne de légers tremblements dus à l’émotion.

La flamme est le signe visible d’une intériorité, d’une puissance secrète, l’expression d’une transcendance de l’être humain.

Elle est ce souffle qui vivifie et ravive la bougie, la flamme de notre Espérance qui apporte, à tous les Frères, la lumière indispensable à leurs vies afin qu’ils rayonnent autour d’eux.

Le symbolisme de la bougie est étroitement lié à celui de la flamme, car la seconde donne vie à la première. L’âme dans notre corps est analogue à la flamme sur la mèche. Le feu consume la cire, sans pour autant se tarir elle-même tout comme notre corps qui est consumé par la vie, mais l’âme subsiste.

Souvenons-nous que lorsque l’on allume une bougie, que ce n’est pas anodin et, avant d’éteindre sa flamme, rappelons-nous tout le bonheur que peut apporter l’illumination d’une bougie comme celles qui vont bientôt éclairer cette fin d’année et ces moments magiques qui rassemblent ce qui est épars et qui va réunir les enfants et leurs parents, jeunes et moins jeunes, pour de magnifiques journées et soirées de partage d’Amour et de Fraternité avec son prochain.

A vous tous Mes Très Chers Frèreset avec toute mon affection, je vous souhaite à tous ainsi qu’à vos proches, un Joyeux Noël et de très belles fêtes de fin d’année.

Que la Flamme de l’Espérance vous apporte la Lumière et vivifie votre Sagesse, votre Force et votre Beauté pour l’année 2016 !

Gérald H.
Vénérable

Post Ténébras Lux !

 

 


 

 

Planche Saint-Jean d’été 2017

 

Par notre TCF Orateur

Thomas B.

 

V.M et vous tous mes TTCCFF,

Ce soir est une St Jean bien particulière. C’est d’abord celle du 300e anniversaire marquant le célèbre banquet de la St Jean de 1717 et le vrai départ d’une maçonnerie écossaise qui prend vie en Angleterre, unissant les deux nations hier ennemies avec la création de la maçonnerie spéculative et institutionnelle.

Trois personnages historiques sont incontournables de cette épopée. Il y a tout d’abord Jean Théophile Désaguliers, qui prendra la grande maîtrise de la première alliance maçonnique. Bien sûr, le duc de

Montaigu qui est à ce moment le noble le plus influent d’Angleterre et qui va superviser et jouer un rôle déterminant dans la mise en place des constitutions rédigées par James Anderson. Ces dernières seront validées en 1723.

Mon propos de ce soir n’est pas de retracer en détail l’histoire de notre Ordre. Chacun d’entre nous, mes TTCCFF, a certainement suffisamment de livres dans sa bibliothèque qui racontent abondamment et en détail ses origines...

Non, ce soir c’est ma dernière St Jean d’été en tant qu’Orateur de notre Loge. A ce titre, j’aimerais vous livrer des réflexions personnelles et profondes sur ma perception du sens de la recherche de la Vérité au sein de notre alliance.

Pour cela, je ne vais pas me priver d’utiliser le fameux langage volatile des alchimistes et des bâtisseurs anciens, « la langue des oiseaux. » Langue qui nous assiste dans la recherche de la séparation du subtil de l’épais !

Je vais donc tenter d’aller avec vous à l’essentiel – c’est-à-dire à l’essence du ciel de la quête!

Au sein de notre Ordre, depuis sa fondation, nous travaillons principalement avec des symboles. En fait : de manière simple et directe avec deux catégories de symboles. Ceux empruntés à l’enseignement d’Hermès Trismégiste qui donnera naissance à l’Alchimie et à la révélation aux Hommes de la force trinitaire du Grand OEuvre. L’autre, au compagnonnage des bâtisseurs des Anciens Devoirs qui tire son enseignement dans les racines du mythe de la construction du Temple de Salomon et de son architecte Hiram.

Celui là même qui organisera les premières corporations ouvrières en les étalonnant sur les trois étapes de l’accomplissement de l’Art Royal, c’est-à dire l’apprentissage, le compagnonnage et la maîtrise.

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C’est la force trinitaire ou nos Trois Grandes Lumières symbolisées chez nous par l‘équerre (la matière), le livre sacré (l’émotion) et le compas (le spiritus).

Nous sommes là bien en présence du nombre Trois qui est professé depuis la nuit des temps aux Hommes pour leur montrer le chemin qui mène des Ténèbres à la Lumière et à l’Amour. Nous en avons plusieurs autres exemples encore. Chez les Egyptiens, c’était bien Osiris le père, Isis, la mère et Horus le fils. Dans les Andes, nous avons le serpent qui représente Gaia, le puma - l’émotion et le condor - l’esprit. Dans le christianisme avant qu’on ne s’avise de trafiquer la parole du Maître Jeshua on disait : au nom du Père de la Mère et du Fils... c’est juste admirablement expliqué et sculpté sur le narthex de la première cathédrale templière de France, celle de Strasbourg !

De ce fait si nous sommes FM et réunis ce soir, ensemble, dans la fraternité pour célébrer la Saint-Jean d’été, c’est que nous avons tous ressentis en nous qu’un petit quelque chose cloche...? Le ressenti d’un manque ? – le besoin de rechercher peut-être ce qui a été perdu ? L’Unité. Le UN de la Source Originelle....

Les alchimistes l’expliquent d’une façon assez simple : ils nous disent qu’un jour, d’un point central immobile, il y a eu, pour une raison indéterminée, un fractionnement qui mènera au deux, à la création des Ténèbres et son opposé, la Lumière. Ensuite il y a eu d’autres fractures et la subdivision de l’Univers en dix mondes... Ce qui veut dire que l’Homme, dans cet Univers en expansion, se retrouve lui aussi fragmenté.

Après cela, on peut en déduire que la quête de l’Humain, c’est la recherche du point commun (comme Un) et que « l’incompris » deviendra l’Un compris !

Pour entamer cette poursuite du Graal, il faut en tout premier en éprouver « l’envie » inextinguible. Pour cela, il faut être En Vie !

Dans la FM nous avons le privilège Unique de disposer de beaucoup d’indices pour y parvenir. La Saint-Jean d’été nous en donne un premier : Helios le soleil est au zénith mais, il est immobile et aligné. On se rappelle que dans la mythologie grecque, Apollon foudroie Helios et pour le punir de ce méfait, Zeus condamne le dieu à tirer éternellement le char du soleil dans le ciel. Ainsi sont nés les rayons !

Pour nous, un rayon est bien l’indication de direction d’un centre qui est, lui forcément immobile. Dans notre cabinet de réflexion, rempli de symboles alchimiques, nous y trouvons entre autre le coq, animal volatile associé à la Lumière. C’est également le gallinacé qui symbolise la terre de la Gaule, de la

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Galicie, terre de la pierre dont la racine est le mot gale. On peut démontrer que le coq symbolise à la fois la Lumière et la Matière (l’âme à tiers). Alors la question qui en découle naturellement...Si 1/3 de l’âme est dans la Matière il y a forcement 2/3 qui sont ailleurs... ?

Là, j’en voit certains d’entre vous très interrogateurs ! bon ce soir, rassurezvous, j’aimerais simplement rester ni dans le naturel ni devenir surnaturel, mais vous emmener petit à petit dans ce que notre TCF Patrick Burensteinas défini comme « la réalité non ordinaire ! »

Heureusement pour nous, pour retrouver ces 2/3 d’âme, nous avons encore d’autres signaux à décrypter dans notre cabinet de réflexion.

Une invitation, tout d’abord. Avec l’inquiétant acronyme VITRIOL qui nous rappelle qu’en visitant l’intérieur de la Terre (donc de nous-mêmes) si nous nous rectifions, nous allons trouver une pierre cachée. On y aperçoit encore un crâne et deux tibias qui disent au pauvre terrien que je suis : t’es rien !

Mais, surtout qu’il va te falloir mourir pour renaître à autre chose. La mort – l’âme hors – ou si on épelle la MORT: aime – l’eau – l’air – et la terre dont le feu est parti ! Cela reste d’ailleurs ancré dans l’imagerie populaire, lorsque quelqu’un est décédé, nous disons encore aujourd’hui: feu untel !

Autre piste : il y a encore les mystérieux petits pots contenant du sel, du soufre et du mercure. Le sel (le corps), le soufre (l’émotion), le mercure (le spiritus). Il y a là un appel à rassembler ce qui est épars en nous et ce dans l’ordonnancement suivant : Le sel du corps va aider à la purification du soufre, de l’émotion ; extirper la souffrance du monde de l’illusion que l’on se construit soi-même,(soufre en ce). Cet équilibre mènera à la noce chimique du coeur et de l’esprit, le souffre et le mercure en Equilibre. De là va naître un nouvel Etre ?!

Pour certains c’est la Pierre philosophale, pour d’autres le GRAAL...

Pour l’expliquer de manière moins hermétique et plus simplement : la première étape c’est extirper de soi la pensée automatique, l’Ego. Purifier la matière, c’est l’oeuvre au noir alchimique. Cela permet de passer à la deuxième étape : l’oeuvre au blanc. Le développement de la Conscience qui n’existe que dans l’instant présent, c’est la Lumière. La troisième étape, c’est l’achèvement du Grand Trigone d’Or intérieur, la réconciliation des ténèbres et de la lumière, c’est l’oeuvre au rouge. C’est l’Amour inconditionnel porté au Vivant.

C’est en sortant du cabinet de réflexion avec tout ce bagage juste alors

entrevu, que nous tous, comme impétrants, avons été initiés dans le Labor du Temple et accueillis ensuite dans l’Oratoire de la salle humide.

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En moi, cela a créé la soif de la quête, aiguisé la question de Connaitre « qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je ? » Pour cela, je me suis dit que je devais être FORT, c’est-à-dire être purifié et comprendre les quatre éléments en moi: feu - eau – air - terre ! C’est FORT de cette approche que j’ai pu entrevoir la « quintessence », l’essence du cinq, le Point central, le Point immobile.

L’abscisse de la Conscience Réalisée.

Postérieurement, se profile la maîtrise et je convie, en ce magnifique soir de solstice, les apprentis et compagnons à « persévérer » : percez et vous verrez en direction du centre ! Et un jour, vous deviendrez Maître, c’est-à-dire celui qui aime Etre !!!

Bien entendu on peut aussi rejeter cette approche, mais on a tous déjà

constaté que, celui qui reste ancré dans la Matière à toujours besoin de

preuves, c'est pourquoi il reste dans l'épreuve! Et finalement c’est tant pis pour lui!

Voilà ce qu’en tant qu’Orateur « consciencieux », conscient des cieux, je voulais vous transmettre ce soir. Cela peut paraître un peu ardu mais en oeuvrant tous ensemble dans une entraide de prospérité et de bienfaits mutuels, chaque F. peut prendre individuellement son destin en main...

Destination Un !

Pour cela, il faut accepter en soi que la « magie » existe car, l’âme qui agit existe !

A tous mes TTCCFF je souhaite une magnifique fête de solstice !

V.M et vous tous mes TTCCFF j’ai dit !

Frère Thomas B.

Orateur

 


 

 

 

Remerciements du VMC sortant (16.12.2015)

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VMC, mes TTCCFF\,

Après ma descente de charge le 7 octobre dernier, voilà officiellement le temps heureux des remerciements et de la gratitude.

C’est une coutume bien sympathique de notre loge et vous avez magnifiquement joué le jeu : le VMC descendant de charge reçoit un cadeau de ses FF\ ; on est approché discrètement et on peut alors faire un vœu ! J’avais un problème avec votre requête. Je n’ai besoin de rien, en fait : C’est vrai, des trucs inutiles qui me plaisent bien, j’en ai déjà assez.

Alors, alors ? Vous connaissez mon penchant pour l’activité cynégétique, ou plus prosaïquement pour la chasse. Après avoir disserté sur le vol du canard et du meneur qui laisse élégamment sa place dans leur élan triangulaire, je vais encore brièvement vous entretenir de la chasse, cette passion qui occupe la plupart de mes week-ends entre septembre et mars.

En forêt, sous les arbres, un peu partout, je cours après le gibier, que ce soit des sangliers, des chevreuils, des daims, des faisans, des perdreaux ou autres canards. ET ceci, soit au mirador, à l’affût, à la pirsch ou en battue plus organisée. Pour moi, comme ingénieur forestier, chasser me semblait venir de soi lorsque l’on gère et s’intéresse à la chose forestière, aux arbres ou à la nature. En chassant, je me sens matière prenante de cette nature que j’aime et dont j’ai la chance de m’occuper très modestement.

D’ailleurs, je pense souvent à cette phrase de Pline l’Ancien qui a dit : les arbres et les forêts passaient pour le suprême présent que la terre eût fait à l’homme. Ou cette autre sentence de Bernard de Clairvaux, le célèbre moine réformateur de la religion, fondateur de l’ordre cistercien et initiateur des Croisades au 12ème siècle ; sa remarque complète subtilement cette première citation : Crois-moi, car j’en ai fait l’expérience, tu trouveras davantage dans la forêt que dans les livres… Les arbres et les sols t’apprendront ce qu’aucun maître ne te dira…

Excusez ces digressions, je reviens à votre cadeau. Depuis longtemps, je rêvais d’une superbe lunette optique pour l’affût, à fixer sur ma dernière acquisition, une magnifique carabine à un coup. C’est cher ! Alors je me suis permis de vous proposer d’y participer… à votre guise !

Et je dois bien avouer, VMC, mes TTCCFF\, vous avez été extraordinaire, j’en étais presque gêné. Votre contribution m’a bien aidé et j’ai fait cette acquisition. Comme je ne pense pas que chacun d’entre vous imagine ce que cela représente, je me suis permis de prendre cette arme avec moi et vous pourrez la voir tout à l’heure, en chambre humide.

Soyez tous très chaleureusement remerciés pour votre générosité et votre geste tellement tangible pour moi ; j’en suis vraiment heureux et sincèrement reconnaissant. Un immense merci et avec ma profonde gratitude !

Je me suis aussi dit : oulahlah, ‘y en a évidemment qui n’aiment pas la chasse…. Mais bon, ce n’est pas si grave, parce que moi non plus, je n’aime pas toujours ce que font les autres !

Vous le savez, je suis plutôt chasseur de trophée et je l’assume ! Laissez-moi essayer de vous faire partager ce qu’est un trophée avec cette citation appropriée : Le trophée représente une histoire dans le temps, entre un animal et un chasseur. Cette histoire ne peut pas se partager avec quelqu’un d’autre. Elle se prolonge et s’éteindra avec le chasseur. Le trophée ne sera par la suite qu’un objet sans âme.

Je vais encore profiter de votre écoute pour vous parler d’armes, sous un angle différent avec une autre phrase assez amusante : si vous croyez que ce sont les armes qui tuent, alors vous devez aussi croire que ce sont les stylos qui écrivent des mensonges, les voitures qui roulent bourrées et les cuillères et les fourchettes qui font grossir !

Trêve de plaisanteries sérieuses, laissez-moi terminer avec une pensée d’Héraclite qui date de 450 avant JC, mais qui reste tellement d’actualité : elle évoque la St-Jean, la fête de la lumière et de la paix de Noël : l’harmonie suprême représente la coïncidence des contraires ; tout se fait, tout se défait dans la discorde.

Voilà, j’arrête là, c’est vrai que j’aimais bien vous parler comme VMC, vous deviez m’écouter, c’était plutôt cool, vous n’aviez pas le choix ! J’espère tout de même ne pas en voir trop abusé ! Au terme de mon vénéralat, je tiens aussi à vous dire merci pour le bonheur que vous m’avez accordé en me confiant cette fonction.

Elle prend du temps, surtout si l’on souhaite essayer de faire bien, de faire juste. Vous avez joué le jeu ; même si je percevais des fois des désaccords – c’est vrai que je ne m’en formalisais pas trop ! -, j’ai surtout senti votre appui et votre confiance. Merci !

Merci aussi au Coll d’Off, sans qui vous n’êtes pas grand-chose ! Malgré la lourdeur et la persistance de la fonction, chacun a tenté de tenir son rang et de respecter son serment du mieux qu’il pouvait. J’ai apprécié.

Finalement, j’adresse mes vœux les plus fraternels à Gérald Hettich, notre VMC, en lui souhaitant plein succès avec Union et Travail, une Loge solide, en forme et bien agréable !

Encore une fois, merci et je vous souhaite le meilleur pour de belles fêtes de Noël et une excellente nouvelle année, avec les vôtres, votre famille, vos amis et avec votre Loge !

 

 

J’ai dit !
           Roger B.

 

 


Commémoration de l'Escalade en salle humide.

 

 

Marmite

 

Après l'énonciation des morts pour Genève en 1602, deux FF.'. empoignent les sabres et brisent la marmite en s'écriant: 

Ainsi périssent les ennemis de la République. 

 

 

 

En 1602, Genève, république riche et prospère, attire la convoitise des Savoyards. Charles-Emmanuel 1er, projette de faire de Genève sa capitale au Nord des Alpes et de lutter contre le calvinisme avec l'appui du pape Clément VIII, malgré «une paix jurée et rejurée».

Ainsi, la nuit du 11 au 12 décembre 1602, une des plus sombres de l'année, une troupe de 2000 soldats débarque par surprise. Arrivés à Plainpalais les mercenaires escaladent les murailles qui entourent la ville. C'est pourquoi la commémoration porte le nom de l’«Escalade».

Les Genevois s'arment de courage et remporteront la victoire

L’alarme est donnée à 4h30 par un coup d'arquebuse lancé par une sentinelle. La Clémence, cloche de la cathédrale Saint-Pierre, sonne le tocsin, soutenue par toutes les cloches du monument.

Les citoyens armés de courage et de hallebardes sortent défendre la cité aux côtés de la milice bourgeoise et de la garde de soldats. Tous les moyens sont bons pour contrer l'ennemi.

De nombreux récits soulignent le courage de la Mère Royaume, qui ébouillante un Savoyard de sa marmite de soupe. En son hommage, des marmites en chocolat, décorées de l'écusson genevois, sont vendues chaque année à cette période. Une fois la phrase rituelle prononcée: «Ainsi périrent les ennemis de la République», nous pourrons alors la briser et découvrir des légumes de massepain et des bonbons accompagnés de petits pétards.

Les Savoyards auraient peut-être remporté la victoire s'ils avaient pu faire sauter la porte Neuve selon leur projet. Mais Isaac Mercier les en empêche en faisant tomber la herse; il barre ainsi le passage à la masse des troupes. Ainsi, il contre les plans stratégiques des troupes savoyardes et empêche tout renfort extérieur de l'ennemi

Ces derniers repartent bredouilles et laissent derrière eux 54 soldats. Au petit matin, les Genevois comptent 18 morts et vont se recueillir dans les temples, sous la houlette de Théodore de Bèze.

En 1603, le traité de Saint-Julien marquera la fin des hostilités. Les cours européennes appuient ce processus de paix. Genève bénéficie entre autres du soutien du roi de France Henri IV qui venait de signer l'Edit de Nantes.

 

 

Sont morts pour la défense de Genève.

Jean Canal

Louis Bandière

Jean Vandel

Louis Gallatin

Pierre Cabriol

Marc Cambiague

Nicolas Bogueret

Jacques Mercier

Abraham de Baptista

Martin Debolo

Daniel Humbert

Michel Monard

Philippe Poteau

François Bousezel

Jean Guignet

Jacques Petit

Girard Muzy

 

 

 

 

 

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